Une boutique qu'on repère avant même de la chercher
City of Phone vend, rachète et répare des smartphones. La boutique a repris un local fermé depuis des années. Nous avons créé son identité et conçu toute sa devanture : logo, enseigne rétroéclairée, lettrage de vitrine et hiérarchie de l'information visible depuis la rue.
Un local fermé, devenu une adresse
Rideaux baissés, store fatigué, aucune indication : rien ne signalait qu'un commerce pouvait exister ici.
Ce qu'on a conçu
Pour un commerce de rue, l'enseigne est le premier support publicitaire, et souvent le seul. Tout a été pensé depuis le trottoir d'en face.
Un logo lisible à trente mètres
Un lettrage massif, incliné, en capitales condensées, avec un of minuscule glissé entre les deux mots pour casser la rigidité. Le symbole associe la silhouette d'un smartphone à celle d'un personnage : on lit l'objet et le service au même moment. Aucun détail fin, aucune fioriture, parce qu'un logo de devanture se lit en mouvement, depuis une voiture ou un trottoir.
Deux couleurs, et c'est tout
Un bleu franc et un blanc pur. Ce contraste maximal est ce qui permet à l'enseigne de tenir en plein soleil comme en pleine nuit, sans jamais devenir grise. Dans une rue où chaque commerce ajoute une couleur, la sobriété est ce qui ressort.
Une enseigne conçue pour la nuit autant que pour le jour
De jour, les lettres en relief posées à distance du panneau créent leur propre ombre portée : le volume fait la lecture. De nuit, le rétroéclairage transforme le même lettrage en source lumineuse, avec un halo bleu qui déborde sur la façade. Un seul objet, deux comportements, et la boutique reste identifiable vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Une vitrine qui répond aux questions avant l'entrée
Trois mots à gauche, achat, vente, réparation. Deux mots à droite, accessoires et smartphones. Le passant sait ce qu'on fait ici avant d'avoir poussé la porte, ce qui filtre les visites inutiles et rassure celles qui comptent. Le panneau du partenaire constructeur trouve sa place sans concurrencer l'enseigne principale.
Une devanture pensée avec l'intérieur
Vitrine largement dégagée, éclairage chaud au plafond, présentoirs alignés visibles depuis la rue. La transparence fait partie de l'identité : on voit le magasin fonctionner avant d'entrer, ce qui compte double pour un commerce de réparation, où la confiance se joue sur ce qu'on laisse voir de son atelier.
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Le même lettrage, deux lectures
De jour le relief dessine l'ombre, de nuit le rétroéclairage prend le relais. C'est le même objet qui travaille deux fois.
Le vrai sujet : une enseigne n'est pas un logo agrandi
Un logo se juge sur un écran, à quelques dizaines de centimètres, immobile. Une enseigne se juge dans la rue, de biais, en marchant ou en roulant, sous une lumière qui change toute la journée. Ce sont deux exercices différents, et beaucoup d'identités échouent au second parce qu'elles ont été validées sur le premier.
Concrètement, cela impose des contraintes que le design d'écran ignore : des contreformes suffisamment ouvertes pour ne pas se boucher à distance, des graisses épaisses qui supportent le rétroéclairage sans baver, un contraste qui tient au soleil rasant, et une hiérarchie limitée à deux niveaux, parce qu'un passant ne lit jamais une troisième ligne.
L'autre enjeu tenait au local lui-même. Reprendre une devanture fermée depuis des années demande de faire oublier ce qu'elle était. La façade n'a pas seulement été habillée, elle a été rouverte : rideaux remplacés par du vitrage, vitrine dégagée, éclairage intérieur visible depuis la rue. Une enseigne magnifique au dessus d'une vitrine opaque ne convainc personne.
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